capitalisme "mauvais pour la santé, coûteux pour la société"

Publié le par 3emevoiepicardie

Toutes les mesures (bloquer la hausse des salaires, augmenter le rythme de travail, développer le système de travail par pauses pour rentabiliser au maximum des machines coûteuses,…) que les capitalistes et leurs gouvernements ont dû prendre depuis le début des années ’80 pour relancer le taux de profit sur des marchés qui se développent moins vite, voire qui rétrécissent, n’ont fait qu’accroître le fossé entre la production et le pouvoir d’achat de la population.

La seule mesure qui pouvait effectivement faire gagner du temps au capitalisme - même si c’était un gain provisoire - était d’accumuler des dettes de façon massive. Cela s’est fait à grande échelle à partir des années ’80. Les gouvernements ont injecté de l’argent dans des industries en difficulté afin de les « assainir » comme en Belgique ou ont offert des contrats colossaux à l’industrie militaire comme aux Etats-Unis. Pendant un temps, cela a donné une nouvelle impulsion à certains marchés.

Afin de diminuer le fossé entre le pouvoir d’achat des salariés et les capacités de production, les banques ont commencé à octroyer de plus en plus de prêts, aux Etats-Unis et ailleurs. Aujourd’hui, des emprunts ne peuvent plus être remboursés avec pour conséquence la plus grosse crise de crédit et financière depuis les années ’30. La surexploitation des travailleurs a réussi à restaurer les profits, mais vu le manque de pouvoir d’achat de la population, c’est surtout en bourse que les patrons et les actionnaires ont placé cet argent. Il s’en est suivi une série de « bulles » de spéculation dans les technologies de l’information d’abord, puis dans les hypothèques du secteur immobilier, et aujourd’hui dans le pétrole et les produits alimentaires.

En plus de la spéculation, un autre phénomène intervient dans l’augmentation des prix : le caractère d’improvisation permanente du capitalisme. En effet, le développement de la production est continuellement entravé par une course aux profits à court terme, par une instabilité politique, par des réponses boiteuses aux « catastrophes naturelles » ainsi que par une utilisation non démocratique des moyens disponibles (voir entre autres la discussion sur les agrocarburants). Résultat aujourd’hui : des prix élevés et une stagnation économique.

La spirale vers le bas du capitalisme a signifié une baisse du niveau de vie pour la grande masse de la population, une pauvreté grandissante, un fossé qui se creuse entre riches et pauvres, un chômage structurel (même si celui-ci a été camouflé par la création d’emplois précaires et à temps partiel et la suppression d’allocations de chômage). Ce système n’a pas d’avenir à offrir aux travailleurs et à leurs familles.capitalisme

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